août 192009
 

Le Violon d’Auschwitz
[El Violí d'Auschwitz]
Maria Àngels Anglada
Stock
9782234062481
Paru en juin 2009.

Pour sauver de la mort un violoniste virtuose, un luthier juif, prisonnier en camp de concentration, doit fabriquer un violon au son digne d’un Stradivarius.

Après un premier chapitre plutôt téléphoné, j’ai beaucoup aimé le reste du livre, notamment la sensualité de la fabrication du violon. La fin était un peu confuse, mais c’était en imitation d’un personnage.

Un bon livre, et j’espère que d’autres livres de Maria Àngels Anglada seront traduits à l’avenir.

Lire un court extrait »

Parmi les prisonniers les plus anciens, on parlait d’un enfer pire, de voyages sans retour vers d’autres camps, aux noms redoutables ; et l’on évoquait aussi une sorte de paradis du pauvre, une usine où les prisonniers recevaient un supplément de nourriture et où personne n’était maltraité. Mais Daniel ne voulait ni avoir peur ni rêver : il devait se concentrer sur son travail et aujourd’hui il lui en coûtait. Dans la cellule, les tranches de pain avaient été encore plus minces, juste de quoi survivre. Pendant qu’il s’appliquait du mieux possible à la tâche, sans relâche et même content de ne pas avoir été envoyé travailler dans la carrière en punition, il se rappela l’élan qui lui avait, même s’il ignorait pour combien de temps, sauvé la vie.

– Métier ?

Tous n’avaient pas la chance d’entendre cette question, apparemment inoffensive. Ceux qui étaient désignés depuis le début pour la mort rejoignaient un autre rang : beaucoup d’enfants, de vieillards, de femmes âgées et de malades.

– Menuisier, ébéniste, répondit-il rapidement.

C’était un demi-mensonge. Mais derrière son front pâle était née la réponse, à laquelle il ne réfléchit que plus tard en son for intérieur.

  2 commentaires à “Le Violon d’Auschwitz, de Maria Àngels Anglada”

  1. Bonjour, juste pour vous dire que le 22 avril 2010 sortait un autre très beau texte de ce grand écrivain, Le Cahier d’Aram, vibrant hommage aux victimes du génocide arménien et à la figure d’un grand poète Varoujan, assassiné en 1915…

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