déc 282009
 

Brève histoire des fesses
Jean-Luc Hennig
Zulma
9782843044946
Paru en novembre 2009.

Une série de courts essais sur les fesses vues sous des angles différents.

J’ai adoré le mélange de paillardise et d’érudition, qui fait que Hennig passe sans complexe de la sculpture à la peinture à la littérature, en balayant toutes les époques. Le tout étant raconté sur un ton pince-sans-rire qui fait tout le sel du livre. À lire absolument !

Mon seul regret est que le livre n’est pas illustré, parce que j’aurais adoré que fussent mises en regard les peintures et sculptures dont parle Hennig.

Lire un court extrait »

Quoi qu’on dise, la fesse n’a pas grande activité dans la vie. Elle n’entraîne pas outre mesure l’usage du verbe transitif. La fesse veut seulement le verbe pronominal ou intransitif. Elle ne veut d’ailleurs rien du tout. Elle n’a pas grande existence en tant que sujet. On le trouve plutôt décrite dans sa modalité d’être, si l’on ose dire. On en parle plus volontiers à propos de ses formes, de son mouvement, de ses métamorphoses. Bref, la fesse n’a guère qu’un accessoire indispensable, c’est l’épithète. Laquelle, à vrai dire, ne change rien à la fesse. La fesse est là, l’épithète la nuance. Elle la sculpte, la poétise, voilà tout. On comprend, dans ces conditions, que la fesse requiert surtout l’extase, l’adoration, l’extrême-amour ou, à l’inverse, l’ironie vengeresse et la vacherie. Et qu’elle se soit naturellement accordée à un genre littéraire qui fit fureur aux alentours de 1535 : le blason érotique.

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