mar 302010
 

Une bonne épouse indienne
[A Good Indian Wife]
Anne Cherian
Mercure de France
9782715228917
Paru en janvier 2010.

Neel est un brillant médecin américain. Mais son vrai nom est Suneel, sa famille est indienne, et estime qu’à 35 ans, il est largement en âge de se marier. À la suite d’un voyage en Inde, il se retrouve marié contre son gré. Neel a bien l’intention de continuer sa vie comme il l’entend et notamment de garder sa maîtresse américaine, blonde et libérée. Mais Leila, pour être douce et réservée, n’en a pas moins une volonté de fer, et va s’insinuer dans sa vie sans qu’il s’en rende compte.

Je m’étais dit que j’allai lire un chapitre ou deux avant de me coucher, et j’ai fini par éteindre à deux heures du matin, après avoir dévoré les 450 pages d’Une bonne épouse indienne.

C’est rafraîchissant d’avoir un héroïne qui ne se rebelle pas contre les mariages arrangés, qui au contraire les accepte comme normaux, et fasse ensuite sa vie selon ces paramètres. J’ai beaucoup aimé aussi la description du problème de l’immigré qui est changé par les mœurs du pays où il habite : il n’est plus tout à fait chez lui dans son pays d’origine, mais n’est jamais non plus tout à fait chez lui dans son pays d’accueil.

Un gros bémol cependant en ce qui concerne la traduction, qui est truffée de notes de bas de page. La traductrice est visiblement de l’école « explication » alors que je suis de l’école « adaptation », et il y a peu de choses qui m’ennuient autant que d’être sortie d’un texte par une note explicative quand une adaptation de l’allusion culturelle ou du jeu de mots aurait rendu la traduction bien plus fluide.

Une auteure à surveiller !

Lire un court extrait »

— Ton grand-père… », reprit Tante Vimla. Elle jeta un coup d’œil à Tattappa et s’empressa d’ajouter : « Et ta mère et ton père aussi, nous aimerions tous te voir marié. Donc, avec l’aide de ta mère, j’ai pris quelques dispositions pour toi. De bonnes dispositions. Des filles exceptionnelles. Tu n’auras qu’à t’asseoir et à regarder. Si l’une d’elles te plaît, tu t’assieds à nouveau pour te marier. C’est aussi simple que cela.

  3 commentaires à “Une bonne épouse indienne, d’Anne Cherian”

  1. Il faut que je le lise. Dès que je viens à bout du terrible mais passionnant (oui, je m’accroche) Don Juan, une fois encore… je me laisse tenter. ;)

  2. Je le note sur ma liste à lire. Merci !

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