mai 072010
 

Entre ciel et terre
[Himnaríki og helvíti]
Jón Kalman Stefánsson
Gallimard
9782070122547
Paru en 2010.

Fin du XIXe siècle, Barður, un jeune pêcheur, est tellement obnubilé par Le Paradis perdu de Milton qu’il en oublie sa vareuse et meurt de froid en mer. Son meilleur ami décide alors de ramener le livre à son propriétaire, et de décider en chemin si son envie de vivre est plus forte que celle de rejoindre son ami.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le roman, à cause d’un style très courant de conscience, fait de propositions juxtaposées en de longues phrases décousues. Et puis je me suis accrochée, et au final j’ai beaucoup aimé.

Les thèmes du rapport à la nature et à la mort sont omniprésents et s’entremêlent : on retrouve dans Entre ciel et terre la rudesse de l’Islande rurale, où les hommes sont à la merci des éléments (c’est toujours d’actualité !), mais aussi la fascination des Islandais, même les plus humbles, pour les livres et la littérature.

Un très beau récit.

Lire un court extrait »

Guðmundur porte une barbe épaisse qui lui couvre tout le bas du visage, jamais nous n’apercevions le menton de ces hommes, si l’un d’entre eux venait à se raser par mégarde, on avait l’impression qu’il avait été victime d’un terrible accident, amputé d’une partie de sa personnalité et qu’il n’était plus qu’à peine la moitié d’un homme.

  Une commentaire à “Entre ciel et terre, de Jón Kalman Stefánsson”

  1. Ce roman lu il y a quelques semaines m’a énormément plu, j’ai beaucoup aimé ces femmes qui vont faire une sorte de cocon protecteur au héros et les descriptions magnifiques d’une nature violente une réussite

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