juin 192010
 

Shards of Honor in Cordelia’s Honor
[Cordelia Vorkosigan, chez J'ai Lu -- épuisé]
Lois McMaster Bujold
Baen
9780671578282
Paru en 1999.

Une jeune scientifique, issue d’une société démocratique et socialement libertaire, rencontre un soldat issu d’une société féodale militariste.

Vu ma liste de lecture 2009, on pourrait croire que je ne lis que de la « littérature littéraire ». En fait, j’adore la science-fiction, même si je manque de temps pour en lire, et Bujold est une de mes auteures préférées. Un nouveau volume de la saga Vorkosigan étant prévu pour novembre, je vais en relire tous les volumes d’ici là.

Shards of Honor est le premier volume chronologiquement, et aussi le premier à avoir été écrit, ce qui est évident dans le manque de maturité des concepts. On peut déjà voir néanmoins voir les éléments qui font le succès de la saga : des sociétés différentes sont mises en contraste ; les personnages sont complexes ; les politiques sont retorses.

Un très bon livre, malgré quelques défauts de jeunesse, et une excellente introduction à la saga.

Lire un court extrait »

He tapped her stunner thoughtfully in his palm. “Your expedition,” he said carefully, “was to be interned, preferably peacefully, for violation of Barrayaran space. There was an altercation. I was hit in the back with a stun beam. When I came to, I found your camp as you did.”

“Good.” Bitter bile soured her mouth. “I’m glad Reg got one of you, before you murdered him too.”

“If you are referring to that misguided but admittedly courageous blond boy in the clearing, he couldn’t have hit the side of a house. I don’t know why you Betans put on soldiers’ uniforms. You’re no better trained than children on a picnic. If your ranks denote anything but pay scale, it’s not apparent to me.”

“He was a geologist, not a hired killer,” she snapped. “As for my ‘children,’ your soldiers couldn’t even capture them.”

His brows drew together. Cordelia shut her mouth abruptly. Oh, great, she thought. He hasn’t even started to wrench my arms off, and already I’m giving away free intelligence.

 

Il tapota pensivement le paralyseur contre la paume de sa main.

« Votre expédition, dit-il lentement, devait être internée, de préférence sans effusion de sang, pour violation de l’espace barrayaran. Il y a eu une altercation. J’ai été touché dans le dos par un rayon paralysant. Quand je me suis réveillé, j’ai trouvé votre camp dans cet état.

– Tant mieux. » Elle sentit le goût amer de la bile lui envahir la bouche. « Je suis contente que Reg ait eu l’un d’entre vous, avant que vous l’assassiniez aussi.

– Si vous faites allusion au garçon blond dans la clairière, qui manquait de jugeote mais, c’est un fait, pas de courage, il n’aurait pas réussi à toucher une maison. Je ne comprends pas pourquoi vous les Betans, vous portez des uniformes de soldat. Vous n’avez pas plus d’entraînement que des enfants à un pique-nique. Je serais étonné d’apprendre que vos rangs indiquent autre chose que le niveau de salaire.

– Il était géologue, pas tueur à gages, rétorqua-t-elle. Quand à mes “enfants”, vos soldats n’ont même pas réussi à les capturer. »

Il fronça les sourcils. Cordelia se tut brusquement. Oh, génial, pensa-t-elle. Il n’a même pas commencé à me torturer et je lui donne déjà des renseignements.

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