juil 022010
 

La Mort à Venise
[Der Tod in Venedig]
Thomas Mann
Le Livre de Poche
9782253006459
Paru en 1997.

Au début du XXe siècle, un écrivain allemand vieillissant, en vacances à Venise, se prend de passion pour un jeune adolescent à la beauté d’un ange. Refusant de quitter la ville alors qu’elle est envahie par le choléra, il meurt.

Un de ces grands classiques de la littérature que j’avais envie de lire depuis longtemps, La Mort à Venise est truffé d’allusions philosophiques expliquées en d’interminables notes de bas de page. Comme je ne peux pas m’empêcher de les lire, elles ont entrecoupé une lecture qui n’était déjà pas facile, sans pour autant apporter des informations essentielles.

J’ai trouvé le texte franchement ennuyeux. J’essaierai peut-être un autre Thomas Mann dans le futur ; on m’a beaucoup recommandé La Montagne magique.

Lire un court extrait »

Les Polonais, des adolescents, étaient assis sous la surveillance d’une gouvernante autour d’une table de rotin. Le groupe se composait de trois jeunes filles de quinze à dix-sept ans et d’un garçon aux cheveux longs qui pouvait avoir quatorze ans. Celui-ci était d’une si parfaite beauté qu’Aschenbach en fut confondu. La pâleur, la grâce sévère de son visage encadré de boucles blondes comme le miel, son nez droit, une bouche aimable, une gravité charmante et quasi divine, tout cela faisait songer à la statuaire grecque de la grande époque, et malgré leur perfection formelle les traits avaient un charme si personnel, si unique, qu’Aschenbach ne se souvenait d’avoir vu ni dans la nature ni dans les beaux-arts une si parfaite réussite.

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