août 282010
 

Cetaganda in Young Miles
[Cetaganda chez J'ai lu]
Lois McMaster Bujold
Baen
9780743436182
Paru en 2003.

Miles pratique la diplomatie à sa manière.

Cetaganda est une exploration détaillée d’un monde non-barrayaran, et plutôt dystopique, de notre point de vue (et de celui des Barrayarans).

La culture de Cetaganda est obsédé par l’esthétique, et c’est intéressant de voir à quel point cela modifie le comportement de Miles, qui ne peut pas dissimuler son handicap physique. Mais cela influence aussi ses ennemis, qui sous-estiment ses capacités intellectuelles justement à cause de son handicap physique.

L’influence de T.E. Lawrence sur le personnage de Miles est aussi visible dans son besoin de reconnaissance, de légitimation.

Lire un court extrait »

“The proper name for the Cetagandan imperial residence is the Celestial Garden,” said Vorob’yev, “but all the galactics just call it Xanadu. You’ll see why in a moment. Duvi, take the scenic approach.”

“Yes, my lord,” returned the young sergeant who was driving. He altered the control program. The Barrayaran embassy aircar banked, and shot through a shining stalagmite array of city towers.

“Gently, if you please, Duvi. My stomach, at this hour of the morning . . .”

“Yes, my lord.” Regretfully, the driver slowed them to a saner pace. They dipped, wove around a building that Miles estimated must have been a kilometer high, and rose again. The horizon dropped away.

“Whoa,” said Ivan. “That’s the biggest force dome I’ve ever seen. I didn’t know they could expand them to that size.”

“It absorbs the output of an entire generating plant,” said Vorob’yev, “for the dome alone. Another for the interior.”

A flattened opalescent bubble six kilometers across reflected the late morning sun of Eta Ceta. It lay in the midst of the city like a vast egg in a bowl, a pearl beyond price. It was ringed first by a kilometer-wide park with trees, then by a street reflecting silver, then by another park, then by an ordinary street, thick with traffic. From this, eight wide boulevards fanned out like the spokes of a wheel, centering the city. Centering the universe, Miles gained the impression. The effect was doubtless intended.

 

« La résidence impériale de Cetaganda s’appelle en réalité le Jardin Céleste, dit Vorob’yev, mais tous les galactiques l’appellent simplement Xanadu. Vous verrez pourquoi dans un moment. Duvi, prenez la route panoramique.

– Oui, Monseigneur », répondit le jeune sergent qui conduisait. Il modifia le programme de contrôle. La voiture aérienne de l’ambassade de Barrayar bondit, et s’éleva entre un arrangement brillant de gratte-ciels.

« Doucement, s’il vous plaît, Duvi. Mon estomac, à cette heure de la matinée…

– Oui, Monseigneur. » À regrets, le chauffeur ralentit à une vitesse plus raisonnable. Ils plongèrent, tournèrent autour d’un bâtiment que Miles estima à un kilomètre de hauteur, et s’élevèrent à nouveau. L’horizon descendit hors de vue.

« Ouh là, dit Ivan. C’est le plus grand dôme de force que j’ai jamais vu. Je ne savais pas qu’on pouvait les faire aussi grands.

– Il a besoin d’une centrale entière, dit Vorob’yev, rien que pour le dôme. Une autre pour l’intérieur. »

Une bulle aplatie opalescente de six kilomètres de diamètre reflétait le soleil de fin de matinée d’Eta Ceta. Elle se tenait au milieu de la cité comme un œuf immense dans un bol, une perle sans prix. Elle était entourée d’abord par un parc arboré d’un kilomètre de large, puis par une rue aux reflets d’argents, puis un autre parc, puis une rue ordinaire, noire de voitures. De là, huit larges avenues partaient comme les rayons d’une roue, au centre de la cité. Au centre de l’univers, Miles avait l’impression. L’effet était sans nul doute voulu.

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