mai 082011
 

Le Cimetière de Prague
[Il Cimitero di Praga]
Umberto Eco
Grasset
9782246783893
Paru en mars 2011.

J’ai essayé, mais je n’ai pas réussi à le finir. Chaque fois que je le posais, je luttais pour le reprendre, et j’ai décidé de passer à autre chose. Le narrateur est xénophobe, antisémite, misogyne, misanthrope, etc. Même si je trouve la controverse lancée par les journaux italiens ridicules (c’est la base de la narratologie : l’auteur n’est pas le narrateur et vice-versa), et je n’accuse donc pas Eco d’antisémitisme, je n’ai tout simplement pas envie de me plonger dans cette mentalité-là.

Lire un court extrait »

Depuis que ce Gobineau a écrit sur l’inégalité des races, on a l’impression que si quelqu’un médit d’un autre peuple c’est parce qu’il juge le sien supérieur. Moi je n’ai pas de préjugés. Depuis que je suis devenu français (et je l’étais déjà à moitié du côté de ma mère), j’ai compris combien mes nouveaux compatriotes étaient paresseux, arnaqueurs, rancuniers, jaloux, orgueilleux sans bornes au point de penser que celui qui n’est pas français est un sauvage, incapables d’accepter des reproches. Cependant, j’ai compris que pour amener un Français à reconnaître une tare dans son engeance, il suffit de lui dire du mal d’un autre peuple, comme par exemple « nous, les Polonais, nous avons ce défaut ou cet autre défaut » et, puisqu’ils ne veulent être à nul autre seconds, fût-ce dans le mal, aussitôt ils réagissent avec un « oh non, ici, en France, nous sommes pires », et allez zou de déblatérer contre les Français, jusqu’au moment où ils se rendent compte que tu les as pris au piège.

  Une commentaire à “Le Cimetière de Prague, d’Umberto Eco”

  1. J’avais vécu exactement la même chose avec le pendule de Foucault du même auteur. Je n’étais pas parvenu à dépasser la page 100 après deux tentatives et quelques années d’intervalle.
    Je constate que que tu es en train de lire du William Boyd. Quelle coïncidence, je lis en ce moment A livre ouvert du même auteur et je compte acheter très bientôt Orages ordinaires. J’attends donc avec impatience ton commentaire. C’est en lisant le n° de Lire de ce mois ci consacré à Londres que j’ai eu envie de lire des livres de cet auteur dont je n’avais encore rien lu.
    A bientôt

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