sept 242011
 

Le Palais de mémoire
Élise Fontenaille
Calmann-Lévy
9782702142431
Paru en 2011.

1720 à Pékin. Un Jésuite enseigne l’ars memoriae à un jeune prince mandchou, et s’éprend de son élève.

Le Palais de mémoire se lit comme une enfilade de clichés sur la Chine du XVIIIe siècle, à peine plus évolués que ceux que l’on peut trouver dans la littérature de l’époque. Le dîner avec Dame Zhou, notamment, joue sur de vieux préjugés racistes sans même avoir l’« excuse » du second degré ou de la critique.

Au vu des défauts précédents, les anachronismes ne sont que la cerise sur le gâteau, mais franchement, un Jésuite du début du XVIIIe qui cite Nerval, Beaumarchais et Marx ?!

Grosse déception.

[Pas d'extrait pour celui-ci, parce que j'ai oublié d'en recopier un avant de rendre ma copie. Désolée !]

sept 082011
 

Les Vaches de Staline
[Stalinin lehmät]
Sofi Oksanen
Stock
9782234069473
À paraître en septembre 2011.

Anna, fille d’un Finnois et d’une Estonienne, souffre de désordres alimentaires et d’une identité déchirée entre les deux pays.

J’ai eu beaucoup plus de mal à lire Les Vaches de Staline que Purge. À la fois parce qu’il est beaucoup plus confus dans sa construction, la narratrice, Anna, parlant d’elle-même tantôt à la première tantôt à la troisième personne ; et parce que les descriptions du rapport d’Anna à la nourriture, de sa « boulimanorexie » sont détaillées et graphiques, et parfois insoutenables.

J’ai cependant beaucoup aimé le conflit d’identité d’Anna, à qui sa famille estonienne ne laisse jamais oublier qu’elle est « finno-finlandaise », et qui cache ses origines estoniennes lorsqu’elle est en Finlande, de peur d’être confondue avec une prostituée russe.

Lire un court extrait »

Elle a quitté son emploi et le syndicat, et elle a été contrainte d’abandonner son livret scolaire et le moindre document faisant référence à sa scolarité, ainsi que ses certificats de travail : on ne pouvait pas traverser le golfe avec ça. Elle a dû renoncer à son appartement, car quelqu’un qui partait pour l’étranger ne pouvait pas le garder. Tout retour était donc impossible.

Adieu, maison, peuple et langue. Adieu, mon pays.

Tout ce qui l’accompagnait tenait dans un bagage.