août 212009
 

Le Jeu de l’ange
[El juego del ángel]
Carlos Ruiz Zafón
Robert Laffont
9782221111697
Paru en août 2009.

À Barcelone dans les années 20, un mystérieux éditeur fait une proposition à un jeune écrivain. Ce contrat bouleverse sa vie et le lance dans une quête effrénée de la vérité.

Confession : non seulement je n’ai jamais lu L’Ombre du vent et je n’ai donc pas d’a priori positif sur Zafón, mais en plus j’ai lu son interview dans un Livre Hebdo du mois de juillet, et son arrogance m’a franchement rebutée (désolée, mais il n’y a pas d’écrivain si talentueux qu’il ne bénéficie pas du stylo rouge d’un éditeur).

J’ai bien aimé Le Jeu de l’ange: l’intrigue était prenante, et je voulais vraiment savoir la fin, donc je me suis accrochée jusqu’au bout. Cela dit, il y avait des longueurs, et on aurait facilement pu couper une centaine de pages sans risques pour l’intrigue. J’ai aussi trouvé l’épilogue particulièrement répugnant dans ce qu’il impliquait.

J’ai quand même envie de lire L’Ombre du vent, mais au vu du Jeu de l’ange, je n’en fait pas une priorité.

Lire un court extrait »

Un écrivain n’oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d’argent ou quelques éloges en échange d’une histoire. Il n’oublie jamais la première fois où il a senti dans ses veines le doux poison de la vanité et cru que si personne ne découvrait son absence de talent, son rêve de littérature pourrait lui procurer un toit sur la tête, un vrai repas chaque soir et ce qu’il désirait le plus au monde : son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui, il en est sûr, vivra plus longtemps que lui. Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, parce que, dès lors, il est perdu : son âme a un prix.

Le Jeu de l’ange, de Carlos Ruiz Zafón