juil 072011
 

Allmen et les libellules
[Allmen und die Libellen]
Martin Suter
Christian Bourgois
9782267021738
Paru en 2011.

Johann Friedrich von Allmen est au bord de la ruine : il a dû vendre sa maison, la plupart de ses objets de valeur, et a des créanciers partout. Pour se renflouer, il vole des verres ornés de libellules créés par le maître verrier Émile Gallé. Après l’assassinat de son receleur et une tentative sur sa personne, Allmen se mue en enquêteur.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, même si le début est un peu laborieux, le temps d’établir le décor et les personnages. Allmen est délicieusement amoral et les personnages qui l’entourent hauts en couleur.

Au moins deux autres volumes des aventures d’Allmen son prévus ; j’espère qu’ils seront aussi bons que celui-ci.

Lire un court extrait »

Aujourd’hui encore, Allmen lisait tout ce qui lui passait entre les mains. Littérature du monde, classiques, nouveautés, biographies, récits de voyage, prospectus, modes d’emploi. C’était un client habituel de plusieurs bouquinistes et il lui était déjà arrivé de demander à un taxi de s’arrêter devant un immeuble le jour où l’on ramassait les encombrants, pour en revenir avec quelques livres.

Une fois qu’il en avait commencé un, aussi mauvais fût-il, Allmen ne pouvait s’empêcher d’aller jusqu’au bout. Il ne le faisait pas par respect envers l’auteur, mais par curiosité. Il croyait que chaque livre avait son secret, ne fût-ce que la réponse à la question de savoir pourquoi il avait été écrit. Et c’est ce secret qu’il devait éventer. Pour être précis, Allmen n’avait donc pas d’addiction à la lecture — c’était un toxicomane du secret.