mar 122011
 

Dans la mer il y a des crocodiles
[Nel mare ci sono i coccodrilli]
Fabio Geda
Liana Levi
9782867465581
Paru en 2011.

Une mère afghane décide de donner un avenir à son fils de 10 ans et l’abandonne en Iran.

Un beau témoignage, dont l’écriture a une vraie valeur littéraire. Les apartés entre Enaiat et Fabio Geda étaient intéressant, donnant un aperçu du processus d’écriture.

J’ai aussi beaucoup aimé l’attitude d’Enaiat, toujours active et jamais plaintive, et son émerveillement devant la bonté d’étrangers.

Un très bon livre, que plus de lecteurs devrait découvrir, à commencer par nos dirigeants.

Lire un court extrait »

Pour forcer mon père à travailler, ils lui ont dit : Si tu ne vas pas en Iran chercher ces marchandises pour nous, on tue ta famille. Si tu t’enfuis avec la marchandise, on tue ta famille. S’il manque de la marchandise ou qu’elle est abîmée quand tu reviens, on tue ta famille. En fait, s’il se passe quoi que ce soit, on tue ta famille. Ce qui n’est pas une bonne manière de faire des affaires, selon moi.

J’avais six ans — peut-être — quand mon père est mort.

déc 302010
 

Surprises de Noël
[Рождественский сюрприз; Моя любимая разница; грибы свободы]
Andreï Kourkov
Liana Levi
9782867465574
Paru en 2010.

Trois courtes nouvelles sur Noël. Un homme emmène sa sœur et son beau-frère passer Noël dans des conditions extrêmes. Un homme aide son ex à chercher son petit ami actuel. Un homme mis en prison pour un malentendu fait pousser des champignons dans sa cellule humide.

J’ai trouvé les trois nouvelles inégales : si j’ai beaucoup aimé la troisième pour son intrigue complètement farfelue, et la première pour son aspect un peu dérangeant, la seconde m’a laissée de glace.

Intéressant.

Lire un court extrait »

Oleg jeta un coup d’œil à la table de nuit, au lavabo, au petit frigo décoré d’une feuille de papier sur laquelle on avait tracé, d’une écriture soignée, cette sympathique dédicace : Aux détenus inconnus qui me succéderont, de la part de l’ancien occupant de ce trou. M. Grodski.

« Chic type ! » se dit Oleg, puis il se rappela qui était ce M. Grodski : un personnage en vue, membre de l’oligarchie et acteur de la vie sociale.

« Un chic type quand même ! » conclut Oleg avant de porter son regard sur le poste de télévision.