avr 302011
 

Moka
Tatiana de Rosnay
Livre de poche
9782253125693
Paru en 2009.

Un jeune garçon est renversé par une voiture qui s’enfuit et tombe dans le coma. Sa mère est prête à tout pour retrouver la responsable.

Encore une fois un livre sur l’obsession, avec une femme qui néglige sa fille et son mari pour retrouver celle qui a renversé son fils.

Je l’ai trouvé plus abouti que le précédent, et plus réaliste, d’autant que je n’ai pas vu venir le rebondissement de la fin. Des trois livres de Tatiana de Rosnay que j’ai lus, le meilleur.

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Mon téléphone portable a sonné. Un numéro s’est affiché sur l’écran. Un numéro qui ne me disait rien. J’ai pris la ligne.

– Allô, madame Wright ?

Une voix d’homme, inconnue elle aussi.

– Vous êtes la mère de Malcolm Wright ?

J’ai dit oui, je suis sa mère. Pourquoi ? Pourquoi ?

– Votre fils a eu un accident. Il faut venir tout de suite.

Un accident. Mon fils. Treize ans. Je me suis levée brusquement. La tasse de thé sur le bureau a valsé.

déc 312009
 

Hotel de Dream
[Hotel de Dream]
Edmund White
10/18
9782264048936
Paru en novembre 2009.

Les derniers jours de la vie de Stephen Crane, l’auteur de La Conquête du courage, qui dicte à sa femme un livre sur le jeune prostitué new-yorkais qu’il a rencontré plusieurs années auparavant.

On voit se développer deux histoires en parallèle, celle de Crane et de sa femme, et l’intrigue de son roman. C’est un livre très étrange, dont je ne savais pas trop quoi penser pratiquement jusqu’à la fin. En fait, ce sont les dernières pages qui m’ont fait apprécier le reste du roman. Mais je ne suis quand même pas sûre de le recommander.

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Comme je voudrais que Cora cesse de parler de ma santé ! Ça porte la poisse. Ce n’est pas que je m’inquiète de ce qui peut m’arriver. Je n’ai jamais souhaité vivre au-delà de trente ans — mais cet âge, je ne l’aurai que dans deux ans… Keats et Byron sont partis tôt.

L’argent occupe tellement mon esprit, vingt livres ici, cinquante livres là — toutes les sommes importantes que je dois et les maigres rentrées que j’attends — que je ne puis penser à rien de sérieux. Ou même de frivole, par exemple à ce livre idiot, The O’Ruddy. Il me faut bâcler ce bouquin. Cora pourra, j’imagine, toucher le dernier versement sur l’ouvrage si je meurs. Oh ! je ne vais pas mourir, mais ce maudit séjour qu’elle m’a organisé dans la miraculeuse clinique allemande pourrait m’empêcher d’y travailler pendant quelques mois.