jan 122011
 

Cryoburn
[Non traduit]
Lois McMaster Bujold
Baen
9781439133941
Paru en octobre 2010.

Miles est envoyé sur une planète où les morts ont autant d’importance que les vivants.

Encore une enquête plutôt policière dans le cadre d’une nouvelle culture. Kibou-daini préserve ses morts par cryo, en attendant de les ressusciter le jour où quelqu’un aura trouvé un remède au vieillissement.

La population de Kibou-daini est clairement issue en majorité de colons japonais, mais n’étant pas très familière avec la culture japonaise, je ne suis pas sure à quel point la culture de Kibou-daini en est dérivée, notamment cette obsession avec la mort.

Comme d’habitude chez Bujold, les personnages secondaires sont humains et trois-dimensionnels, notamment Jin, un jeune garçon obsédé par la ménagerie dont il s’occupe.

Un très bon cru.

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Vorlynkin said distantly, “You know, if you people would be more forthcoming, we could do our job of supporting you much better.”

The faint bitterness in the consul’s voice was more reassuring to Roic than the man could possibly imagine. It sounded quite like Vorlynkin had undergone some recent dealing with m’lord, one that he was loath to transmit over an unsecured comlink.

“Yes, sir,” said Roic, in a mollifying tone.

 

Vorlynkin dit avec raideur :

– Vous savez, si vous nous donniez plus d’informations, nous pourrions vous aider et faire notre travail beaucoup plus facilement.

Roif trouvait l’amertume dans la voix du consul plus rassurante que tout ce qu’il pouvait imaginer. Il semblait que Vorlynkin avait eu récemment affaire avec milord, dans des circonstances qu’il ne pouvait pas communiquer sur une ligne non sécurisée.

– Oui, monsieur, dit Roic sur un ton apaisant.

jan 032011
 

Diplomatic Immunity in Miles, Mutants and Microbes
[Immunité diplomatique chez J'ai lu -- épuisé]
Lois McMaster Bujold
Baen
9781416521419
Paru en 2007.

Miles est forcé d’interrompre sa lune de miel pour aller enquêter sur la disparition suspecte d’un officier.

Un solide roman, qu’on pourrait volontiers qualifier de plus policier que science-fiction, s’il n’était situé sur une colonie habitée par les « quaddies », des humains optimisés génétiquement pour l’apesanteur : ils ont quatre bras et pas de jambes. Comme souvent, Bujold explore les différences physiques et culturelles en détail.

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Miles considered Barrayaran marching bands. It wasn’t enough that humans did something so difficult as learning to play a musical instrument. Then they had to do it in groups. While walking around. In complicated patterns. And then they competed with one another to do it even better. Excellence, this kind of excellence, could never have any sane economic justification. It had to be done for the honor of one’s country, or one’s people, or the glory of God. For the joy of being human.

 

Miles pensa aux fanfares barrayaranes. Ce n’était pas suffisant que les humains fassent quelque chose d’aussi difficile qu’apprendre à jouer d’un instrument musique. Il fallait qu’ils le fassent en groupe. En marchant. En suivant des motifs compliqués. Et puis ils participaient à des concours pour voir qui le faisait le mieux. L’excellence, ce type d’excellence, ne pourrait jamais avoir de justification économique raisonnable. Il fallait le faire pour l’honneur de son pays, ou de son peuple, ou la gloire de Dieu. Pour célébrer son humanité.

déc 312010
 

Winter Fair Gifts in Miles in Love
[Pas traduit]
Lois McMaster Bujold
Baen
9781416555223
Paru en 2008.

Miles se marie, mais tout ne se passe pas comme prévu.

Pas, de loin, le meilleur texte de Bujold, mais l’utilisation du point de vue externe est toujours intéressante.

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The hulking figure unfolded from the groundcar and stood up, and up. Pym, who was almost as tall as Roic, did not come quite up to its shoulder. It shook out the swirling folds of a gray and white greatcoat of military cut, and threw back its head. The light from overhead caught the face and gleamed off . . . were those fangs , hooked over the out-slung lower jaw?

Sergeant Taura was the name that went with it, by process of elimination. One of m’lord’s old military buddies, Pym had given Roic to understand, and—don’t be fooled by the rank—of some particular importance (if rather mysterious, as was everything connected with Lord Miles Vorkosigan’s late career in Imperial Security.) Pym was former ImpSec himself. Roic was not, as he was reminded, oh, three times a day on average.

 

Une silhouette massive sortit de la voiture et se déplia. Pym, qui était presque aussi grand que Roic, ne lui arrivait pas tout à fait à l’épaule. La créature secoua les plis d’un manteau gris et blanc de coupe militaire, et rejeta sa tête en arrière. La lumière illumina son visage et fit briller… étaient-ce des crocs, visibles sur la mâchoire saillante ?

Par élimination, c’était là le sergent Taura. Un des anciens camarades de l’armée de milord, Pym avait fait comprendre à Roic, et — ne te laisse pas tromper par le rang — d’importance particulière (et plutôt mystérieuse, comme tout ce qui avait rapport à l’ancienne carrière de Lord Miles Vorkosigan dans la Sécurité Impériale.) Pym était lui-même un ancien de SécImp. Pas Roic, comme on le lui rappelait, oh, trois fois par jour en moyenne.

déc 302010
 

A Civil Campaign in Miles in Love
[Ekaterin chez J'ai lu -- épuisé]
Lois McMaster Bujold
Baen
9781416555223
Paru en 2008.

Miles fait la cour à Ekaterin comme un général conquerrait un pays. Ça ne se passe pas comme prévu.

A Civil Campaign est une comédie de mœurs assortie d’une intrigue romantique, dans la plus pure tradition de Jane Austen et Georgette Heyer, deux des dédicataires du livre. Certains passages basculent carrément dans la farce, notamment ce qui doit être le dîner le plus inconfortable et raté de toute l’histoire de la littérature.

On peut aussi y voir la vie politique barrayane, faite principalement de coups fourrés et de trafic d’influence. La section où Miles et ses amis se concertent pour savoir quels Comtes ils peuvent gagner à leur cause est particulièrement révélatrice.

Hilarant !

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He grimaced out the canopy. “I’ve sworn off falling in love with galactic women and then trying to persuade them to immigrate to Barrayar. I’ve concluded my only hope is to find a woman who can already stand Barrayar, and persuade her to like me.”

“And does Madame Vorsoisson like Barrayar?”

“About as well as I do.” He smiled grimly.

“And, ah . . . the second part?”

“We’ll see, Pym.” Or not, as the case may be. At least the spectacle of a man of thirty-plus, going courting seriously for the first time in his life–the first time in the Barrayaran style, anyway–promised to provide hours of entertainment for his interested staff.

 

Il grimaça en direction du plafond.

– J’ai décidé d’arrêter de tomber amoureux de femmes galactiques et d’essayer de les persuader d’émigrer sur Barrayar. Je suis parvenu à la conclusion que mon seul espoir était de trouver une femme qui peut déjà supporter Barrayar et la convaincre de m’aimer.

– Et est-ce que Madame Vorsoisson aime Barrayar ?

– À peu près autant que moi.

Son sourire était sinistre.

– Et, euh, la deuxième partie ?

– Nous verrons, Pym.

Ou pas, selon le cas. Au moins, le spectacle d’un homme d’une trentaine d’années, courtisant une femme sérieusement pour la première fois de sa vie — la première fois à la manière barrayarane, en tout cas — était sûr d’être une source considérable d’amusement pour son personnel.

déc 302010
 

Komarr in Miles in Love
[Komarr chez J'ai lu]
Lois McMaster Bujold
Baen
9781416555223
Paru en 2008.

Pour une de ses premières missions en tant qu’Auditeur impérial, Miles est envoyé sur la planète de Komarr. Ce qui semble n’être qu’un simple accident se révèle bien plus compliqué.

Malgré l’importance de Komarr tant dans la diplomatie interne de l’Empire de Barrayar que dans les intrigues des livres précédents, Komarr est le premier livre de la série à se passer sur cette planète. On y découvre une société bien différente de celle de Barrayar, qui s’adapte tant bien que mal à sa place dans l’Empire.

On rencontre aussi, entre autre nouveaux personnages, Ekaterin Vorsoisson, bien mal mariée, mais qui saura s’affirmer et faire émerger sa personnalité propre.

Pas le plus intéressant des romans, mais il introduit toute une galerie de personnages qui vont devenir extrêmement importants.

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He turned to Tien. “And how do you like Komarr, Administrator Vorsoisson?”

Tien grinned, and shrugged. “It’s all right except for the Komarrans. I’ve found them a damned touchy bunch.”

Vorkosigan’s brows twitched up. “Have they no sense of humor?”

Ekaterin glanced up warily, wincing at that dry edge in his drawling voice, but apparently it slipped past Tien, who only snorted. “They’re divided about equally between the greedy and the surly. Cheating Barrayarans is considered a patriotic duty.”

Vorkosigan raised his empty wineglass to Ekaterin. “And you, Madame Vorsoisson?”

She refilled it to the top before he could stop her, cautious of her reply. If her uncle was the technical expert in this Auditorial duo, did that leave Vorkosigan as the . . . political one? Who was really the senior member of the team? Had Tien caught any of the subtle flashing implications in the little lord’s speech? “It hasn’t been easy to make Komarran friends. Nikolai goes to a Barrayaran school. And I have no work as such.”

 

Il se tourna vers Tien.

– Que pensez-vous de Komarr, monsieur l’Administrateur ?

Tien sourit et haussa les épaules.

– Ça va, à part pour les Komarrans. Je trouve qu’ils sont sacrément susceptibles.

Vorkosigan haussa les sourcils.

– Ils n’ont pas le sens de l’humour ?

Ekaterin leva les yeux, méfiante, grimaçant à la dureté soudaine dans sa voix traînante, mais apparemment cela échappa à Tien, qui grogna seulement.

– Une moitié est cupide et l’autre revêche. Escroquer les Barrayarans est considéré comme un devoir patriotique.

Vorkosigan tendit son verre vide à Ekaterin.

– Et vous, Madame Vorsoisson ?

Elle le remplit jusqu’au bord avant qu’il puisse l’arrêter, réfléchissant à sa réponse. Si son oncle était l’expert technique dans ce duo Auditorial, est-ce que cela faisait de Vorkosigan l’expert… politique ? Qui était réellement le chef de l’équipe ? Est-ce que Tien avait compris les implications subtiles du discours du petit lord ?

– Ça n’a pas été facile de se faire des amis komarrans. Nikolai va dans une école barrayarane. Et je n’ai pas vraiment de travail.