mai 142010
 

L’ombre de ce que nous avons été
[La sombra de lo que fuimos]
Luis Sepúlveda
Métailié
9782864247104
Paru en 2010.

Trois sexagénaires, anciens membres d’un groupuscule anarchiste, se réunissent à leur retour au Chili après vingt ans d’absence. Ils attendent « l’Ombre » pour participer à une action révolutionnaire, mais celui-ci n’arrivera jamais, stoppé net par un coup du hasard.

L’ombre de ce que nous avons été est un livre plein d’humour, sur fond d’histoire chilienne, que je vous conseille d’ailleurs sérieusement de réviser avant de commencer le livre. Les personnages sont attachants et très humains dans leurs faiblesses.

Une histoire qui vous mettra le sourire aux lèvres.

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Ils avaient fini le vin, payé et pris un taxi pour se rendre à la succursale Matadero de la Banque du Chili.

Ce fut la première attaque de banque dans l’histoire de Santiago. D’après les témoins, les quatre hommes étaient entrés à visage découvert, avaient fermé l’unique porte, sorti leurs armes et Durruti, d’une voix rappelant plutôt celle d’un acteur de feuilleton radiophonique, avait dit : “C’est un hold-up mais nous ne sommes pas des voleurs, les capitalistes s’unissent pour exploiter le peuple dans tous les pays du monde, il est donc juste de les attaquer là où ils s’y attendent le moins. L’argent que nous allons emporter rendra possible le bonheur des damnés de la terre. Salut et anarchie !”

avr 192010
 

Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler
[Historia de una gaviota y del gato que le enseñó a volar]
Luis Sepúlveda
Métailié
9782864244905
Paru en 2004.

Avant de mourir, une mouette fait promettre à un chat qu’il protègera l’œuf qu’elle va pondre, le poussin qui va en sortir, et qu’il lui apprendra à voler. Zorba le chat embauche alors tous les chats du port de Hambourg pour l’aider dans sa tâche.

Un très, très beau conte initiatique, à mettre entre toutes les mains. C’est très court à lire, et ça vous met le sourire aux lèvres pour la semaine !

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Le soir du vingtième jour Zorbas somnolait et ne s’aperçut pas que l’œuf bougeait, légèrement, mais il bougeait, comme s’il voulait se mettre à rouler par terre.

Un chatouillement sur le ventre le réveilla. Il ouvrit les yeux et ne put s’empêcher de sauter en voyant que par une fente de l’œuf apparaissait et disparaissait une petite pointe jaune.

Zorbas prit l’œuf entre ses pattes de devant et vit comment le poussin donnait des coups de bec pour faire un trou par lequel sortir sa petite tête blanche et humide.

— Maman ! cria le poussin de mouette.

Zorbas ne sut que répondre. Il savait qu’il était noir mais il crut que la chaleur de l’émotion le transformait en un chat violet.